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Nana

Emile Zola

08/02/2012

3 Raisons

Littérature classique

361

4


$US 0,99 USD

couv nana

* Champs obligatoires

$US 0,99

Avec Nana, on en a pour son argent. Cette P... si peu respecteuse des conventions a réussi à se faire une place à part dans la littérature. Comme dans le roman de Zola, les critiques sont paratagés entre l’attirance, la fascination et, d’un autre côté, le mépris, l’avanie : « On ne mange pas de ce pain-là nous! », ou bien « Ce n’est pas le meilleur roman de Zola... ».

Eh bien, au risque de décevoir dans les chapelles, il faut bien reconnaître que Nana est l’un des meilleurs romans de l’auteur de Germinal. Tout d’abord, Nana est une sorte de « philosophe-voyou » avant l’heure. Elle a fait sienne le concepts nietzschéen de volonté de puissance et celui des sophistes, le kairos, le moment opportun, si cher aux philosophes présocratiques. Nana, fille d’ouvrier, comdamnée à errer dans les bas de fonds de Paris. Condamnée par l’hérédité et la société à devenir l’éternelle répétition du même : un rebut insignifiant et inutile. Bien au contraire, Nana se fait un nom. A la sueur de son coprs. Avec ses tripes. Paralysant les hommes de son venin : le sexe. Et les jettant après utilisation.

C’est donc un grand livre de femmes. Réaliste dans son naturalisme : si les hommes ne cessent de vouloir réifier les femmes, c’est que les femmes - dont Nana est la paradigme - considère les hommes comme des objets. Car, ils ne sont que des objets. Objets à faire l’amour. A engendrer. A payer. A se croire être plus qu’ils ne le peuvent. Muffat, le politicien bien placé, en perd son latin et sa bourse. Dans le même temps.

Enfin, Nana ose avant tous ces fatras minoritaires, qui minent notre époque, mener une vie debout, sans honte ni remords : avec une femme, Satin - dont les scénaristes de Moulin Rouge se souviendront pour écrire le chef-d’œuvre de Barz Luhrmann. Et ces amours étrangères au Second Empire sont la dernière grande claque que Zola assène sur la gueule d’une société sclérosée par le luxe et les divertissements.

La présente édition repoduit celle de la “Bibilothèque Charpentier”, en 1880.

 Un seul détail, qui fait de ce roman une tragédie grecque : la mort de Nana...

Annonce : Editeur cherche auteur tenté par la réécriture de la fin de Nana. Pour donner raison, une fois pour toute, aux femmes.